La tourneuse de page

Des pages qui tournent... Des livres à lire, et à partager

11 janvier 2013

J'ai testé : Cher Trésor, la nouvelle pièce de Francis Veber

affiche-cher-tresor

 

Hier soir se déroulait au Théâtre des Nouveautés "Cher Trésor", la nouvelle pièce de Francis Veber (Le dîner de cons, Le Placard, L'Emmerdeur, La Doublure...) avec, en éternel personnage principal, François Pignon. Rôle tenu cette fois-ci par Gérard Jugnot, en compagnie d'Alexandra Vandernoot, Eric Le Roch, Michèle Garcia, Philippe Beglia, Irina Ninova et Claude Brécourt.

Quand j'ai su que cette pièce allait avoir lieu, et qu'en plus les places étaient à moitié pris durant la première semaine de représentations, j'ai sauté sur l'occasion d'assister à cette première tellement je garde un bon souvenir des films de Francis Veber. (Il vous reste donc 6 jours pour en profiter!) Bon, je me suis retrouvée dans le fond de l'orchestre, la tête dévissée pour voir la scène à travers les personnes assises sur les sièges devant, (aaah, la loterie des places attribuées au hasard...) Mais je ne regrette pas!


Ce coup ci, François Pignon est comme d'habitude monsieur tout le monde, banal, divorcé, sans vraiment d'amis. Et qui plus est au chômage, sans le sou, et provisoirement gardien de l'immense appartement de son parrain qu'il n'a pour ainsi dire jamais vu. Las de l'indifférence de son entourage à son égard, Pignon décide de prendre sa revanche et de faire croire qu'il est soumis à un contrôle fiscal...Subitement, le comportement des autres change. Pignon possèderait donc plusieurs millions cachés sur des comptes à l'étranger?


Petite satyre sociale sur le comportement des uns et des autres face à l'argent et ceux qui en possèdent (ou pas!), Cher trésor est une comédie drôle, pleine de rebondissements, servie par des acteurs talentueux. Un bon moment de divertissement que je vous recommande si vous en avez l'occasion.

 Cher-tresor-veber

 


07 janvier 2013

Madame Pamplemousse et ses fabuleux délices – Rupert Kingfisher

madame-pamplemousse-rupert-kingfisher

Tous les étés, la petite Madeleine doit travailler au Cochon hurleur, le restaurant parisien du gros Monsieur Lard, son détestable oncle. Faire la cuisine, Madeleine, elle aime ça. Elle est même plutôt douée. Mais, jaloux de son talent, Monsieur Lard la cantonne à la plonge et aux basses besognes.

Un jour, son oncle, n’ayant plus de pâté, envoie Madeleine en acheter. En marchant dans Paris, cette dernière suit un chat…et découvre par hasard la boutique de Madame Pamplemousse, où sont vendus des mets aussi étranges que délicieux, comme les cervelles de cobra au beurre noir, ou le salami de Minotaure à la sauge et thym sauvage. Madeleine repart donc avec un petit pot de pâté de serpent de mer de l'Atlantique Nord, étrange mixture aux reflets changeants.

Et aussitôt le pâté servi aux clients, le tout Paris s’agite. On s’émeut, on se bouscule aux portes du restaurant pour goûter au fameux pâté.

Flairant la gloire et la fortune, Monsieur Lard envoie sa nièce travailler chez l’étrange Madame Pamplemousse et son chat Camembert, dans le but de lui voler ses secrets…

 

Ah, quelle plaisante lecture ! Un roman jeunesse plein de fantaisie et de fraîcheur avec un irrésistible petit brin de folie ! Les illustrations, notamment la couverture aux couleurs gourmandes qui rappellent une boîte de macarons Ladurée, lui rajoutent un petit plus.

 

Il existe deux autres volumes à ce jour :

  • Vol. 2 : Madame Pamplemousse et le café à remonter le temps
  • Vol. 3 : Madame Pamplemousse et la confiserie enchantée.

 

Madame Pamplemousse et ses fabuleux délices – Rupert Kingfisher – illustrations de Sue Hellard – Albin Michel Jeunesse – Collection Witty – février 2012 – 125 pages – 8,50 €

05 janvier 2013

La mafia du chocolat - Gabrielle Zévin

mafia

 

Nous somme en 2083 dans une société ou le gouvernement exerce un contrôle sur un certain nombre de produits de la vie courante. Le papier est rationné, l’eau est décomptée au millilitre et surtaxée, de même que les appels téléphoniques. De même, le chocolat et le café, contenants des excitants, sont considérés comme des drogues favorisant la violence et la criminalité. Ces substances sont illégales et interdites, ce qui a entraîné le développement de trafics et de marchés noirs.

C’est dans ce contexte que nous suivons Anya, la fille ainée du parrain de la mafia du chocolat. Ses parents ayant tout les deux été assassinés dans de sombres affaires liées à ce trafic, elle porte seule le poids des responsabilités familiales qui concernent sa famille proche : Léo, son grand frère qui accuse un retard mental, Natty, sa jeune sœur et leur grand-mère et tutrice, Galina, alitée et gravement malade depuis des mois.

Depuis le décès de leurs parents, Anya et les siens se sont détachés du reste de la famille, oncles, cousins et autres parents éloignés se tiennent à l’écart du trafic de chocolat pour se reconstruire, malgré les sollicitations des oncles et cousins. Néanmoins, Anya subit toujours les moqueries du fait de son nom célèbre et tente tant bien que mal de vivre avec.

 

C’est la rentrée. Anya retrouve sa meilleure amie et fait la connaissance du mystérieux Win, fils du procureur et ennemi de la famille, dont elle va peu à peu se rapprocher. Elle vient de rompre avec son détestable petit-ami, Gable, qui profitait de cette relation pour obtenir du chocolat, et qui a surtout tenté de profiter d’elle sexuellement alors qu’Anya est une fervente catholique qui tient à ses principes. Il répand des rumeurs sur elle. Le ton monte, la haine entre eux est palpable.

C’est donc tout naturellement qu’Anya est accusée lorsque Gable se retrouve gravement malade, empoisonné après avoir mangé du chocolat fourni par un cousin, qu’elle lui avait donné…

 

 

Un univers attrayant, des personnages sensibles et attachants. Anya est une jeune fille que la vie a forcé à grandir trop vite et malgré les difficultés qu’elle et sa famille rencontrent, on ne verse jamais dans le pathos.

La lecture démarre sur les chapeaux de roue ; on découvre et apprécie cet univers aussi vite que l’intrigue s’installe et rapidement les mystères surviennent : qui a empoisonné le chocolat ? Pour quelle raison ? Comment Anya va-t-elle prouver son innocence ?

Cependant, après un début sur les chapeaux de roue, l’intrigue retombe. Je n’en dirai pas plus pour ne pas non plus vous raconter tout le livre, mais il y a un moment ou le rythme effréné se calme, pour retrouver un rythme beaucoup plus planplan avec le développement de la relation entre Anya et Win. L’intrigue première, complots et histoires de famille, passent au second plan. On se concentre alors sur « Comment va évoluer cette relation Roméo-et-Juliettienne ? »

Cela dit, j’ai beaucoup aimé me plonger dans cette lecture. Mais…. C’est encore une série ! Je n’en étais pas sûre, la seule chose qui m’incitait à le croire était la fin ouverte et le seul indice visible est la petite étoile sur le dos du livre qui pourrait laisser entendre qu’il s’agit d’un premier tome. Que j’ai vu après ma lecture bien entendu. Je n’en finis plus de râler contre les séries-surprises, surtout quand on essaie de ne pas en prendre parce que ça n’en finit plus.

 

La suite sera donc « La mafia du chocolat, Vol. 2. Complot à Mexico » et elle sortira en mars 2013.

 

La mafia du chocolat – Gabrielle Zévin – Albin Michel – Wiz – 390 pages – 16€

Posté par lenelai à 19:15 - Romans ado - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

03 novembre 2012

Le mille-pattes - Jean Gourounas

mille-pattes-gourounas

 

 

Allez, si on dessinait un mille-pattes ?

 

Numériser0007

 

 

D’abord un boudin, puis des pattes. Il en faut mille ! Allez, on compte ! 1, 2, 3…

 

Dessiner mille pattes, c’est long ! En court de route, on a le temps de laisser son imagination vagabonder.

Oh, en rose, ce serait plus joli!

Et si, et si…

 Numériser0008

 

Et si on lui mettait...

Numériser0009

 

Et si à la place des pattes, on mettait des pâtes?

 Numériser0006

 

Lalalaaa ...

 Numériser0005

 

Un album frais, coloré et plein d’humour sur la création artistique et l'imaginaire des enfants. On n’imagine pas le nombre de manière possibles de dessiner un mille pattes !

 

Le mille-pattes - Jean Gourounas - Rouergue - 13,20€

24 juillet 2012

La Sélection – Kiera Cass

selection

 

Imaginez le monde dans 300 ansau fil du temps, les frontières ont été balayées, les Etats-Unis n’existent plus. Nous sommes dans un Royaume nommé Illea, hiérarchisé par un système de classes. Et à sa tête, un roi et une reine

Vient le moment ou le rejeton royal, le prince Maxon, arrive en âge de se marier. Un tirage au sort est organisé dans tout le royaume afin de sélectionner trente-cinq jeunes filles qui auront la chance de faire la connaissance du prince et parmi lesquelles il choisira sa future reine.

Parmi celles-là, America, de classe 5. A sa grande surprise et sans l’avoir vraiment désiré, elle  se retrouve catapultée au palais royal parmi les trente-quatre autres filles de la Sélection, tartinée de lait hydratant à la vanille (le préféré du prince !), et parée de mille atours. Sous l’œil de caméras braquées sur le palais, ces demoiselles devront faire preuve d’imagination, de charme et se stratégie pour retenir l’attention de Maxon et ainsi gagner la couronne.

Seulement, c’est sans compter que le cœur d’America n'est pas disposé aux amourettes. Peu après avoir appris sa sélection, son amour secret (l’antipathique…hem, pardon) Aspen, ouvrier de classe 6 blessé dans son orgueil, a rompu avec elle. America, désabusée, le coeur en miettes, peine à se remettre de cette rupture.  Lors de leur première entrevue, elle propose donc un marché au prince Maxon : n’être qu’amis, oublier le jeu de séduction. Cependant, une relation privilégiée finit par se nouer entre les deux jeunes gens.

 

Cette jolie couverture ne pouvait manquer d’attirer mon attention lors de ma recherche de lecture de vacances. Du conte de fée, du prince, de la robe froufrouteuse, de la Cendrillon en herbe, de la romance, du rêve…je suis preneuse ! La compétition de ces jeunes filles, pour certaines prêtes à tout pour conquérir le cœur du prince Maxon (qui s’avère être l’archétype du prince de conte de fée charmant, courtois comme on en rêverait) est plutôt jouissive. On s’attache facilement à America et la relation qu’elle entretient avec le prince, teintée de confiance et d’amitié, met du baume au coeur.

 

Alors non, on n’est pas ici dans le livre qui révolutionnera le genre. Une dystopie, un triangle amoureux, une bonne copine, une peste prête à tout… Du déjà vu, tout ça, tous les ingrédients sont là. Néanmoins la Sélection se lit d’une seule traite et mon petit cœur de midinette en pamoison n’a pas boudé son plaisir et n’a pas pu se résoudre à interrompre sa lecture avant d’avoir tourné la dernière page… pour se heurter à un violent « à suivre ». Car c’est bien là le principal défaut de ce livre. C’est encore une trilogie, et malgré le soin que j’ai pris à choisir dans mon rayon un livre sans tomaison à l’infini, je n’y ai pas coupé. Car rien sur la couverture ni sur la page de titre indique qu’il s’agisse d’une énième trilogie pour laquelle il faudra encore attendre deux ans avant de connaître le fin mot de l’histoire (screugneugneu !)

 

La Sélection – Kiera Cass – Robert Laffont – Collection R –  343 pages – Avril 2012 – 16,05€

 

Posté par lenelai à 18:33 - Romans ado - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,